L'a anorexie et la boulimie
Cette étude a été menée par PROTÉGELES, une Organisation non Gouvernementale pour la protection de l’enfance dans les Technologies de l’Information et la Communication.
RESUMÉE DES DONNÉES LES PLUS RÉLEVANTES DE L’ÉTUDE
Depuis le début de la Première Campagne contre l’Anorexie et la Boulimie en Internet (I Campaña Contra la Anorexia y la Bulimia en Internet) en Juin 2004, et jusqu’au début de la Deuxième Campagne en Mai 2005, PROTEGELES s’est occupé de plus de 200 mineurs et adolescents souffrant en différents degrés d’une ou plusieurs maladies associées aux Troubles du Comportement Alimentaire.
- Environ 75% des personnes utilisant les services d’aide en ligne sur les TCA (Troubles de Comportement Alimentaire) de PROTEGELES sont des mineurs entre 14 et 18 ans. Le reste sont des étudiants universitaires. Ce sont, surtout des filles et adolescentes (il y un une très petite partie de garçons) à provenance dès 8 pays différents : l’Espagne, l’Argentine, le Mexico, le Pérou, la Colombie, l’Uruguay et l’Honduras. Cependant, les filles espagnoles y sont majorité: 56% du total.
- Dans un premier approche aux résultats de l’étude, on s’aperçoit que la plupart des adolescents cherchant de l’aide auprès de PROTEGELES sont confrontés à la boulimie (36%). Il y a encore 13% des filles qui alternent l’anorexie avec des crises de boulimie. Cela veut dire qu’environ la moitié des jeunes filles qui ont eu recours à PROTEGELES souffrent de boulimie. Parmi les autres filles, 28% d’entre elles peuvent être considérées comme anorexiques, 4% présentent des crises de compulsion alimentaire et le 19% restant ne correspondent pas à aucun de ces classifications ou bien, PROTEGELES ne dispose pas de l’information suffisante pour déterminer le problème avec fiabilité.
- L’incidence de la boulimie est beaucoup plus accusée parmi les étudiantes universitaires (72%) et les adolescentes de 18 ans (62%) que parmi les filles moins âgées: 37% de filles de 17 ans, 31% de filles de 16 ans, 46% de 15 ans et 45% de 14 ans.
- Que cherchent les filles s’adressant à PROTEGELES ?
- Majoritairement, de l’information, des conseils et des recommandations pour s’en sortir d’un TCA. Les filles appartenant à ce groupe sont très conscientes de leur maladie et sont prêtes à se prendre en charge pour combattre la maladie. Ce le cas de 44% des filles se tournant vers PROTEGELES cherchant quelque sorte de guidance.
- Du soutien et de la compréhension pour lutter contre un TCA. 31% de totales de filles sont à la recherche du soutien, de l’aide et de la compréhension pour confronter la maladie.
- Des conseils pour maigrir en santé. 10% des mineurs qui ont reçu de l’aide de la part de PROTEGELES demandent des conseils pour maigrir face à un problème de grosseur réel ou non. Ces cas sont traités comme précisé dans le point suivant.
- De l’aide et des recommandations pour prévenir l’apparition d’un TCA. Environ 7% de toutes les demandes d’aide ont un caractère préventif , c’est-à-dire, des mineurs qui veulent être orientées pour ne pas développer un TCA ou pour ne pas faire une rechute dans des comportements à risque.
- Des conseils pour arrêter les vomissements et les crises purgatives. 5% des adolescentes cherchent de l’aide pour s’en sortir d’un cycle des vomissements.
- Des conseils pour contrôler et éviter les compulsions alimentaires. Environ 3% de filles demandent de l’aide pour ce problème spécifique.
- Il est particulièrement inquiétant et significatif le haut pourcentage des filles, adolescentes et jeunes femmes qui disent ne trouver aucun soutien pour confronter les maladies liées aux TCA dans leur entourage familial et plus spécialement de la part de leurs parents : 33% des filles affirment ne recevoir aucun appui de leurs parents.
- Pratiquement la moitié (49%) des filles et adolescentes qui ont cherché secours auprès de PROTEGELES ne suivent ni ont jamais suivi un traitement médical spécifique au TCA.
- 61% des filles assurent qu’elles ont peur de la maladie et de son développement puisqu’elles pensent ne pas pouvoir le contrôler. Cependant, 39% des filles ne ressentent pas cette peur de la maladie.
- 16% des adolescentes prises en charge par PROTEGELES se sont blessées à elles mêmes. Il s’agit, dans la plupart des cas, de coupures ou brûlures avec une cigarette aux bras ou aux mains.
- Par rapport au suicide comme une possible alternative pour résoudre leurs problèmes, 29% des jeunes adolescentes ont déjà pensé à cette possibilité tandis que le 71% restant ne l’ont jamais considéré.
- Lors du travail développé par PROTEGELES avec des filles anorexiques et boulimiques, nous avons été frappés par le fait que 5% de filles souffrant d’anorexie ou de boulimie ont été victimes d’abus sexuels pendant leur petite enfance.
- Pour le développement du travail de PROTEGELES avec les filles souffrant d’un TCA, qui pourrait être défini comme « Première Aide Personnalisée », il est très important de déterminer les raisons qui ont mené ces filles à chercher de l’aide à travers de l’Internet. Les plus importantes sont déterminées ci-dessous :
- L’aide désintéressée. La plupart des mineurs (50%) ont signalé l’obtention d’aide professionnelle désintéressée comme l’aspect qu’elles estiment le plus du service offert par PROTEGELES.
- L’aide professionnelle. Normalement, les forums virtuels où se réunissent ces filles en recherche de soutien ne sont pas fréquentés par des professionnels qui puissent les guider correctement. Ainsi, 34% des jeunes filles apprécient le professionnalisme de l’aide offerte par PROTEGELES.
- L’anonymat. 11% des filles apprécient le plus le fait de pouvoir rester anonyme. PROTEGELES n’exige pas que les mineurs dévoilent à aucun moment ni leur nom ni leurs renseignements. En outre, l’anonymat permet aux filles d’être plus sincères et spontanées.
- Ne pas se sentir jugées. Elles apprécient également le fait de ne pas se sentir jugées (5%) en aucun moment.
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